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Chronique juin 2026: Le rôle de la sensation
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Êtes-vous sensationnel ?
La sensation comme outil de croissance
Et si le plaisir n’était pas une récompense, mais un aliment ? Et si bien se sentir, littéralement, c’était déjà se soigner ?
Imaginez un instant. Vous sortez d’une longue journée. Vous enfilez ce vieux chandail un peu doux qui sent bon. Vous vous laissez tomber sur le sofa, une tasse de thé chaude entre les mains. Quelqu’un, sans rien dire, pose une main sur l’épaule juste pour être là. Pas de paroles, mais c’est éloquent. Vos épaules descendent d’un cran. Votre respiration s’allonge. Quelque chose en vous, qui était sur le qui-vive depuis des heures sans même que vous le sachiez, lâche enfin prise. La sensation vient d’opérer. Le toucher sans but a su agir sur votre être.
Ce qui vient de se passer, là, n’est pas anodin. Ce n’est pas un détail charmant de la fin de journée. C’est de la médecine.
La vigie qui ne dort jamais
Il y a, quelque part à l’intérieur de vous, une vigie. Elle ne dort jamais. Perchée dans sa tour, elle scrute l’horizon à chaque instant : le bruit, la lumière, la température, la pression, l’équilibre, la faim, la douleur. Son rôle est de veiller. Et elle le fait remarquablement bien.
Cette vigie, c’est votre système nerveux. Et comme la sentinelle d’un fort médiéval, il est câblé pour l’alerte. Il enregistre tout : un courriel urgent, une notification, une lumière trop vive, le ton sec d’un collègue. Pour lui, un signal est un signal. Les signaux s’accumulent, il tourne à plein régime, et ça fait quoi un moteur qui tourne à plein régime? Devinez, imaginez …
Mais ce même système nerveux a une autre faim, dont on parle beaucoup moins : il a besoin d’être nourri. Pas seulement protégé du stress, pas seulement reposé. Nourri. Et sa nourriture à lui, c’est la sensation. À moi de choisir sa nourriture, fast food ou cuisine mijotée maison. Plus précisément : la sensation agréable, douce, lente, sans surprise. Celle qui dit au corps, dans son langage à lui : tu peux baisser la garde. La sensation, ce sont les mécanorécepteurs qui l’envoient au système nerveux.
Le plaisir comme aliment
Pensez-y. Le vêtement qui glisse bien sur la peau, sans tirer, sans gratter, la doudou, la chemise confort, l’eau chaude d’un bain qui enveloppe les épaules, le grain d’une serviette moelleuse après la douche, la main d’un enfant dans la vôtre. C’est aussi le rire qui monte, sincère, en bonne compagnie, une bouchée d’un plat préparé avec soin, un vin qui s’ouvre lentement, le soleil sur le visage en mai.
Ces moments-là, on les classe souvent dans la catégorie « petits bonheurs » comme si c’était secondaire, accessoire, un peu superflu comme des collations. La vraie vie serait ailleurs : dans le travail, dans les obligations, dans ce qu’on accomplit. Le plaisir, lui, viendrait après. Quand on aura le temps. Quand on l’aura mérité.
Et si on s’était trompé d’ordre ?
Il y a un livre fascinant, Les vertus du plaisir (1), qui propose précisément cette inversion : les sensations agréables ne sont pas une pause dans la vraie vie. Elles sont une forme d’alimentation. Comme on mange pour nourrir le corps, on a besoin de sentir bon, de toucher du beau, d’entendre du doux pour nourrir le système nerveux. Et un système nerveux bien nourri, c’est un système qui se défend mieux, qui dort mieux, qui respire mieux. Qui vit mieux, tout simplement.
L’idée a quelque chose de presque révolutionnaire dans une culture qui valorise l’effort, la performance et la résilience comme vertus suprêmes, qui nous dit de « garder le rythme » dans une publicité. Se faire du bien ne serait pas paresse. Ce serait une stratégie biologique fondamentale.
Ce que les mains savent dire
De toutes les sensations qui nourrissent, il y en a une dont l’effet est particulièrement profond : le toucher. C’est le premier sens à se développer chez le bébé, bien avant la vue. C’est aussi celui qui parle le plus directement au système nerveux, parce qu’il agit à l’endroit même où se trouve la majorité de nos capteurs sensoriels : la peau, ce grand organe qui nous enveloppe et qui ne ment jamais. Pensez à l’expression « j’en ai eu la chair de poule », cette phrase qui exprime bien une frayeur et son effet sur la peau.
Mais attention : tous les touchers ne se valent pas. Il y a la poignée de main distraite, la tape sur l’épaule pressée, le contact mécanique. Et puis il y a autre chose. Un toucher pleinement présent, attentif, qui ne cherche pas à corriger ou à réparer, mais à écouter, àconverser. Une main qui se pose, large, enveloppante, et qui dit simplement : je suis là, tu es en sécurité, prends ton temps. Ça, c’est le propre des Ondulations thérapeutiques.
C’est cette qualité de contact que je tente de transmettre à mes clients depuis bientôt trente ans dans ma pratique. Et c’est cette qualité, je le constate séance après séance, qui change quelque chose en profondeur. Pas seulement dans les muscles qui se détendent, oui. Mais dans la qualité du fond. Rappelons-nous cette parole de Ida Rolf, cette grande dame des approches corporelles : It is not how deep you go, it is how you go deep. C’est comment rejoindre la personne dans la profondeur. C’est alors que la respiration s’allonge sans qu’on y pense, que le regard s’apaise. Dans cette phrase qui revient si souvent en fin de séance : « Je n’étais pas endormi, je me sentais simplement en paix, pas de mots, juste l’immense sensation de paix. » Imaginez l’impact sur le système nerveux !
C’est le cœur de ce que j’appelle les ondulations thérapeutiques et de ce que Milton Trager, le fondateur de l’approche du même nom , explorait déjà il y a des décennies avec une intuition remarquable. Des mouvements respectueux, rythmés, des bercements qui ne cherchent pas à forcer le relâchement musculaire, mais à le suggérer, à dialoguer avec le corps, lui proposer de lâcher. Le système nerveux, lui, comprend tout de suite. Il reconnaît le langage ; le mental, lui, a besoin d’être éclairé pour accepter que ce n’est pas une gâterie. Il sait que dans cette mer-là, il peut nager sans crainte dans l’océan des sensations, cet océan parfois pas très propre, mais navigable.
Une mer qui change d’humeur
Parce que oui, nous vivons dans une mer de sensations. Du matin au soir, sans répit. Parfois, cette mer est calme, lumineuse, accueillante, c’est le café partagé en silence avec quelqu’un qu’on aime, la marche dans le bois après la pluie, la couverture qu’on remonte sur soi un dimanche matin. Le système nerveux flotte. Il respire. Il se nourrit. Il prend un rythme plus fluide qui ouvre la porte à l’intuition du moment, à l’appréciation du moment.
Et parfois la mer se lève : trafic, écrans, exigences, échéanciers, tensions, c’est comme un bruit de fond constant qui n’arrête jamais. Les vagues se succèdent, la suivante arrivant avant même que la précédente ait accompli son retour, sans laisser le temps de reprendre son souffle. La vigie, dans sa tour, ne sait plus où donner de la tête, elle est sur-sollicitée. Ce qui devait nourrir se met à l’épuiser.
Car la sensation devient une lame à double tranchant. Ce qui peut bercer peut aussi épuiser : « brain fry », le cerveau qui grille. Tout dépend de la qualité, du dosage, du rythme et surtout de ce qui va alimenter et nourrir le système nerveux.
Quand la sensation épuise
S’il fallait une preuve que les sensations agissent profondément sur la biologie, on la trouve dans une étude clinique menée par l’institut HeartMath, aux États-Unis, connu pour ses travaux sur la cohérence cardiaque. Les chercheurs ont demandé à des participants de se remémorer une colère vécue, pendant cinq minutes seulement, je dis bien remémorer. Le résultat : un affaiblissement mesurable du taux d’IgA, un marqueur clé du système immunitaire, et cet affaiblissement persistait pendant environ six heures. (2)
Cinq minutes de colère ressassée. Six heures d’immunité diminuée. Une redoutable efficacité (sic).
Si la sensation négative peut faire ça, imaginez l’effet inverse. Imaginez ce que peuvent faire, sur la même biologie, cinq minutes de gratitude sincère, de rire avec un ami, de chaleur reçue par un toucher attentif. C’est exactement ce que la recherche commence à confirmer : les sensations agréables, loin d’être de simples bonbons, sont des stimulations physiologiques qui renforcent activement le système immunitaire, modulent le rythme cardiaque, calment l’inflammation.
On comprend alors pourquoi tant de gens sortent d’une bonne séance d’ondulations avec l’impression d’avoir gagné quelque chose, et pas seulement perdu une tension. Quelque chose s’est déposé. Le système nerveux a été nourri. Le corps est détendu et il ressent un regain d’énergie. Paradoxal ? Non, une logique que l’énergie utilisée à garder les muscles sous tension devient disponible pour autre chose. Le commentaire d’une cliente après sa première séance, « Ma tête voulait dormir, mon corps voulait danser », est d’une éloquence rare.
S’autoriser le plaisir comme acte de santé
Ce qui est beau, dans tout ça, c’est que la liste est infinie et accessible. Pas besoin de produits coûteux ni de retraites en montagne. La sensation nourrissante est partout, pour qui prend le temps de la cueillir. Nous baignons dans cette mer de sensations, à nous de choisir les ondulations ou les déferlantes.
Le café du matin qu’on prend pour vrai, la petite minute pour y goûter, sans l’écran, en sentant la chaleur de la tasse dans les mains. Le jardin qu’on regarde vraiment, deux minutes, même une seule minute, sans penser à autre chose. La douche qu’on prend en y étant. La main qu’on tient un peu plus longtemps que d’habitude. Le pas ralenti dans le bois. La caresse au chien. La musique qu’on écoute pour de vrai, pas pour remplir un espace.
Et puis, pour ceux qui en sentent le besoin, et nous en avons tous besoin de temps en temps, il y a la possibilité de s’offrir une heure de toucher attentif, professionnel, d’une présence pleine. Une heure où votre vigie peut enfin descendre de sa tour. Où le corps reçoit, sans avoir à donner. Où les ondulations corporelles remplacent les ondulations cérébrales. Une heure dont on sort, parfois, en découvrant ou redécouvrant, ce que ça pouvait être, être dans le rien. C’est l’heure des Ondulations thérapeutiques.
Le chemin de la sensation, on le redécouvre à chaque petit moment de plaisir vrai. Et chaque pas sur ce chemin nourrit l’organisme tout entier.
Alors, la prochaine fois que vous hésiterez à prendre ce bain, à enfiler ce chandail doux, à recevoir ce massage, à vous attarder un peu plus longtemps dans les bras d’un être cher, ne vous demandez plus si vous l’avez mérité, car mériter implique une action ; ce n’est pas une gâterie, c’est une nourriture. Demandez-vous plutôt depuis combien de temps vous n’avez pas vraiment nourri votre système nerveux. C’est aussi difficile à bien envisager qu’une blessure émotive de laquelle s’écoule un sang invisible. La nourriture du système nerveux est elle aussi invisible et pourtant tellement concrète dans ses effets.
Votre corps vous remerciera. Avec un sommeil plus profond, une digestion plus calme, une humeur plus stable, une santé plus solide, un corps plein d’énergie. Et avec ce petit quelque chose de difficile à nommer, mais qu’on reconnaît tout de suite quand il revient : le sentiment d’être bien dans sa peau. Au sens le plus littéral du terme.
Références
1- Robert Ornstein, David Sobel, Les vertus du plaisir, Robert Laffont, 1992.
2- David Servan-Schreiber, Guérir, Pockett, 2011.Bibliographie
Maurice Kriegel, Le chemin de la sensation, Souffle d’Or.
Doc Childre, Howard Martin, L’intelligence intuitive du cœur, Ariane, 2005. -
Chronique mai 2026 journal d’un massothérapeute ch. 2
La rencontre avec France
Journal d’un massothérapeute
Le rendez vous est cédulé.
La salle est prête, draps de flanelle (ma cliente est frileuse), chauffe-pieds (frileuse, je l’ai dit).
La musique? Je sais qu’elle aime la flûte : Terry Oldfield.Offrir la musique d’ambiance appropriée, bruit des vagues, crépitement de feu ou même le silence selon le goût du client, c’est une petite attention. Chaleur, musique, confort, c’est en place pour une belle séance.
France est toute délicate, discrète, on l’entend à peine marcher. Je l’accueille et ouf, je sens un gros nuage. Aujourd’hui elle porte une grande lourdeur : sa posture triste, son corps parle pour ne pas dire qu’il crie en silence.
« Comment vas-tu ? » « Ça va … », rien d’autre. J’ai envie de dire « s’tu vrai c’te menterie-là ? » J’aime prendre du temps, quelques phrases pour saisir l’état dans lequel mon client arrive. Aujourd’hui elle ne parle pas, mais j’entends ce que les mots ne disent pas.
France est une personne d’un naturel heureux, ça fait des années qu’elle vient en massage, tantôt pour son dos après avoir aidé une amie à déménager, tantôt après une semaine difficile au travail, burn-out d’une collègue et elle voyait tout cela venir. À mes yeux, la courte entrevue pré-massage est tellement importante pour orienter mon travail et pour établir l’atmosphère de la « conversation sans mots » (1) qu’est une séance de massage. Elle parle peu sauf pour dire qu’elle a un peu froid, qu’elle est fatiguée.
Après quelques mots assez évasifs, banals, je l’invite à s’installer sur ma vénérable table qui a plus de 20 ans d’expérience. Des fois, je pense qu’elle est vivante, cette table, qu’elle participe à la séance. J’accepte mon doux délire. Je vais laver mes mains, cela accorde à France un moment pour se laisser aller, s’apaiser sous les draps.
Au retour, les questions machinales : « Avez vous assez chaud ? »,, « Désirez-vous des coussins sous les genoux ? » (Je commence mes séances client sur le dos), « Est-ce que la musique vous va ? », « Oui, j’aime ça la flûte. »
(La boîte de mouchoirs est proche, juste au cas où …)
Des pattes de chat sur ses épaules, c’est raide, je sens toute la retenue. Respiration saccadée, sous contrôle difficile.
Mes mains, les mouvements de mon corps, sont une forme de langage et les mouvements proposés sont comme des phrases, des questions qui entraînent des réponses que le mental cache parfois par pudeur. Le mouvement est ce langage.
La danse commence à petits pas avec une partenaire, disons craintive à défaut d’un meilleur terme. Les premiers mouvements sont respectueux, limités à ce qu’elle veut bien m’accorder, à ce qu’elle s’accorde à elle-même.
Mes mains glissent le long des bras en pensant longueur, « tu es en sécurité pour relâcher ». Ça relâche par à-coups.
Mon défi, avec mon cœur sensible, est de ne pas embarquer dans sa peine, mon défi est de garder ma distance thérapeutique, car oui ce sera un massage thérapeutique. C’est ici que le mot thérapeutique prend toute sa dimension : il y a des nœuds dans ses muscles, mais aussi ailleurs. Son corps se protège comme s’il venait de recevoir une raclée. C’est tellement évident le rôle des émotions, des sensations.
Son épaule qui relâche graduellement après quelques effleurements. Son menton qui spasme tellement elle retient ses pleurs … Mes mains savent les mouvements par cœur, ce n’est pas mon mental qui dirige aujourd’hui ; mes mains vont accueillir, discuter, écouter, entendre ce que mes oreilles ne peuvent capter.
Quelques larmes coulent, je lui donne des kleenex, ça ouvre les écluses. « Je m’excuse », dit-elle entre deux sanglots. « Pas grave, j’ai des parts dans une compagnie de kleenex. » Rire nerveux et « niaiseux », qu’elle me dit. « Au pire, j’ai une chaudière. » « Té comique, merci de me faire rire. » Mes mains écoutent, elles entendent …
Elle n’a pas besoin de m’entendre dire toutes sortes de belles phrases toutes faites, elle a besoin de ressentir, ressentir la profondeur en douceur, aller la rejoindre dans sa profondeur.
Son cou s’allonge. Cette magnifique tête qui s’abandonne peu à peu aux bercements. La danse commence, lente, délicate, à petits pas timides, hésitants.
Le thorax, la respiration difficile, j’observe que ses efforts pour bien respirer sont un peu vains. Mon mental sait que relâcher la première côte va faciliter sa respiration ; ce que je veux, c’est ressentir ce petit élastique, cette sensation d’évolution, d’amélioration.
Viens, on va valser, ça commence à défiger, la vague commence à se propager, le lac dégèle, comme ma fameuse comparaison : la livre de beurre qui dégèle.
Peu à peu, les ondulations thérapeutiques se répandent respectueusement, sa respiration s’apaise, s’approfondit sans que je n’y aie rien fait, c’est la sensation qui opère. Ses larmes coulent doucement, paisiblement.
J’ai l’impression de la faire onduler sur un bateau ; quelle belle image je donne à mes mains qui la transmettent à leur tour (2). Ça me touche toujours de ressentir la réponse aux mouvements proposés.
Et alors, j’imagine cette belle jambe flotter, être bercée et ça entraîne tout le corps dans une magnifique vague de douceur. Un rire un peu figé apparaît sur son visage : « J’ai l’impression que ma jambe flotte. » Je sais alors que la douce valse peut devenir un tango joyeux, une célébration du mouvement.
Elle se retourne sur le ventre et là on s’amuse, on s’amuse d’une façon sérieuse, une façon sans autre but que de ressentir la joie : bercements, ondulations, pauses pour laisser redescendre le pétillement. Ressentir la vague.
Sentir le rebond des mollets, ressentir et observer l’ondulation se répandre, c’est un plaisir quasiment égoïste.
Parfois ça marche pas, mais cette fois, ce corps tendu en protection au début se laisse aller ; à force de ressentir la vague, il est devenu la vague.
Maintenant la partie pénible de la séance pour elle : revenir sur le dos. Retour sur les épaules, les pattes de chat, allonger le magnifique cou, bercer la tête avec tendresse. (Dans ma tête : « merci, merci de m’avoir accepté dans ton univers troublé et fragile. »)
« Prends un moment pour revenir, savoure ces sensations, elles t’appartiennent. Prends tout ton temps, tu as travaillé fort aujourd’hui. Tu peux y revenir à tout moment. »
Je quitte me laver les mains et je reviens après quelques minutes. « Ça va ? » « Oui, ça va mieux, je n’arrive pas à décrire … » « Va lire ma chronique du mois d’août : Dialogue sans paroles, tu vas comprendre. »
Milton Trager disait : « Avant, ce ne sont que des mots, après les mots sont inutiles. »
En partant, elle retient un câlin. « Merci », sur un ton qui m’en dit pas mal plus que le mot.
Que s’est-il passé dans sa vie ? Je ne sais pas, je n’ai pas besoin de le savoir. Mes clients me disent ce qu’ils veulent bien me dire, parfois ça fait du bien d’évacuer, parfois c’est le silence qui est réparateur.
Je sors prendre l’air, ç’a été une grosse séance.
- Revue ma Julie, juillet 2025, Conversation sans paroles.
- Revue ma Julie, septembre 2025, La main messagère.