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  • Chronique avril 2025: Muscles douloureux, c’est juste physique?

    Réflexion sur les muscles: sommes nous juste une collection de muscles ?

    Chers muscles douloureux – Revuemajulie

    Chers muscles douloureux

    Une révolution douce pour apaiser les tensions musculaires

    Allons droit au but : les tensions musculaires s’accumulent insidieusement jusqu’à former ces fameux nœuds douloureux que nombre d’entre nous connaissons trop bien. Face à cette problématique, diverses approches thérapeutiques proposent des solutions, souvent associées à l’idée qu’il faut « défaire » ces nœuds, parfois douloureusement. Et si une alternative plus douce existait pour détendre vos muscles douloureux ?

    Depuis quelques dizaines d’années, la perspective du massage et de la massothérapie a grandement évolué. Dans mon dernier article, je vous parlais du livre de Pascal Bruckner, Je souffre donc je suis, aux éditions Grasset. Dans son livre, l’auteur nous parle de cette tendance à valoriser la souffrance comme marqueur d’authenticité, voire d’efficacité. L’idée de « no pain no gain » (pas de douleur, pas de gain) est encore ancrée dans l’esprit de plusieurs, comme si un massage indolore ne pouvait être efficace. Y aurait-il un petit côté religieux dans tout cela, héritage de notre éducation ?

    Récemment, lors d’un webinaire, Tom Myers clarifiait la différence entre profond et dur. Le massothérapeute peut travailler très profondément en étant léger, mais précis, dans les mouvements alors que travailler « dur » (rough) sera douloureux. Tom Ockler disait : « le maximum de précision, le minimum de force ».

    Imaginez pouvoir libérer vos tensions, vos muscles douloureux sans cette appréhension de la douleur, sans vous faire « rentrer dedans », comme on l’entend communément. Il y a une approche thérapeutique encore méconnue du grand public, qui opère selon un principe fondamentalement différent des techniques manuelles conventionnelles.

    Le Trager, de son côté, se distingue par des mouvements, des bercements qui dans un premier temps vont améliorer la mobilité. Ces mouvements sont à la fois faciles à recevoir et aisés à dispenser pour le thérapeute. De plus, il agit sur le système nerveux plutôt que sur les muscles eux-mêmes. Cette subtilité fait toute la différence. En effet, nos tensions musculaires sont souvent le résultat de signaux nerveux persistants, vestiges de mécanismes de protection que notre corps a mis en place face à un stress, un traumatisme ou une posture contraignante répétée.

    Au lieu de s’attaquer frontalement au symptôme – le muscle douloureux – nous visons à remonter à la source : le dialogue entre le système nerveux et les muscles. Par des mouvements délicats, rythmiques et non invasifs, le Trager parvient à contourner intelligemment les réflexes de protection qui maintiennent la tension. L’idée est d’envoyer des signaux de légèreté, d’aisance à la partie non consciente, au système nerveux.

    L’état d’esprit du thérapeute constitue un élément essentiel de la méthode. Ancré dans une présence attentive, il développe une écoute fine des réactions du corps, créant un espace de confiance où le système nerveux peut progressivement abandonner ses mécanismes de défense. Cette rétroaction permanente entre le praticien et le patient permet d’ajuster les mouvements avec une précision intuitive remarquable.

    La première chose que la plupart des gens mentionnent après une séance de Trager, est la sensation de légèreté (1). Les séances se caractérisent par cette douceur paradoxalement efficace. Aucune force n’est exercée pour briser les noeuds du corps. Au contraire, le thérapeute guide les mouvements naturels, les amplifie délicatement, un peu comme l’automobiliste calé dans la neige bercera son véhicule faisant en sorte de repousser graduellement la limite du banc de neige pour s’en dégager. L’idée est de suggérer au système nerveux qu’il peut relâcher, accédant à de nouvelles possibilités de détente. C’est cette communication silencieuse qui permet de calmer progressivement les signaux d’alerte envoyés aux muscles.

    Les effets sont souvent surprenants. Là où certaines techniques génèrent un soulagement immédiat suivi d’un retour rapide des tensions, le Trager semble induire des changements plus profonds et durables. Les patients décrivent fréquemment une sensation de légèreté inhabituelle, comme si le corps redécouvrait sa mobilité naturelle après avoir longtemps porté une armure invisible. (2)

    Au-delà de l’aspect purement physique, cette approche touche également à la dimension psycho-physique, ce qui définit bien son champ d’action. Nos contractions musculaires chroniques sont souvent les gardiens silencieux d’émotions non exprimées, de stress accumulé ou de traumatismes anciens. Par son approche respectueuse, cette approche apprivoise ces mécanismes de protection.

    Cette méthode nous invite également à repenser notre rapport au massage. Dans une société valorisant souvent l’action directe et immédiate, elle nous rappelle que la douceur et le respect des rythmes naturels du corps peuvent s’avérer plus efficaces que l’intervention forcée, voire douloureuse. Elle incarne cette sagesse de l’eau selon laquelle la voie de moindre résistance peut parfois nous mener plus loin que l’affrontement direct.

    Le Trager nous propose une solution : parfois, pour résoudre un problème profondément ancré, il s’agit de créer les conditions propices pour que le corps retrouve, de lui-même, son équilibre naturel. Ce qui va aussi dans le sens de « Positional release » de Leon Chaitow, aux éditions Churchill Livingstone.

  • Chronique février 2025: Un corps sans âge

    Un corps sans âge

    « An ageless body is one that gracefully moves through space.
    It remains true to its wave nature with movements that are flowing and confident, not rigid and cautious. »
    (Milton Trager)

    « Un corps intemporel est celui qui se déplace avec grâce dans l’espace.
    Il reste fidèle à sa nature ondulante avec des mouvements fluides et confiants, non pas rigides et circonspects. »

    (Milton Trager m.d.)

    Le vie est mouvement

              Le corps intemporel, un corps sans âge n’est pas celui qui défie les années, mais celui qui embrasse sa véritable nature : celle du mouvement perpétuel. Nous avons tendance à oublier que nous sommes des êtres de mouvement, conçus pour onduler, flotter, danser avec l’existence. Trop souvent, nous nous retrouvons prisonniers de schémas corporels rigides, façonnés par nos modes de vie sédentaires, nos expériences désagréables et nos habitudes restrictives qui se sont inscrits inconsciemment dans notre physique en réflexes de protection.

              Cette rigidité n’est pas simplement physique ; elle reflète une approche mentale du mouvement. Nous développons une relation précautionneuse avec notre corps, le traitant comme une machine fragile qu’il faut protéger plutôt que comme un instrument naturel de l’expression de la vie. Cette attitude circonspecte se manifeste dans chacun de nos gestes : la façon dont nous nous levons le matin, dont nous marchons dans la rue, dont nous interagissons avec notre environnement. Nos mouvements deviennent calculés, mesurés, tout à l’opposé de leur spontanéité originelle.

              Pourtant, il suffit d’observer un enfant pour comprendre ce qu’est véritablement le mouvement naturel. Les enfants ne « décident » pas de bouger – ils sont le mouvement. Leurs gestes sont fluides, spontanés, expression pure de leur élan vital. Ils n’analysent pas leurs mouvements, ne les jugent pas, ne les contraignent pas dans des schémas préétablis. Cette liberté de mouvement est notre état naturel, notre héritage oublié.

              Le corps sans âge est celui qui retrouve cette liberté primordiale. Ce n’est pas une question d’âge chronologique, mais de qualité de présence (1) tant de la part du thérapeute que de la personne qui reçoit.. Quand nous bougeons avec fluidité, nous transcendons le temps linéaire pour entrer dans un espace où chaque geste est une célébration de l’instant présent. Les mouvements fluides et confiants émergent d’une conscience corporelle éveillée, d’une écoute profonde de nos sensations.

              Cette fluidité naturelle n’est pas un don réservé à quelques-uns, mais un potentiel inhérent à chaque être humain. Notre corps est naturellement ondulant, ces ondulations ont un impact thérapeutique, comme l’eau d’une rivière qui s’adapte à chaque contour sans perdre sa nature essentielle. Les tensions, les rigidités que nous accumulons sont comme des barrages qui entravent ce flux naturel. La voie de l’eau, voie de fluidité est ouverte, les barrages peuvent être dissous, permettant au mouvement de retrouver sa liberté originelle.

              La question qui se pose alors est : comment retrouver cette fluidité naturelle ? Comment libérer notre corps des contraintes qui l’emprisonnent pour lui permettre de retrouver sa grâce innée ? C’est ici que les ondulations thérapeutiques du Trager®  apportent une réponse particulièrement pertinente. Cette méthode allie douceur et profondeur en utilisant des mouvements rythmiques et des bercements pour rappeler au corps sa nature ondulante fondamentale.

              Un massothérapeute en approche psycho-corporelle ne forcera pas le corps à changer, il l’invite plutôt à se souvenir. Il est un accompagnant qui propose des mouvements respectueux et des touchers attentifs (2). Il crée un dialogue avec le système nerveux, permettant au corps de relâcher ses tensions profondes et de redécouvrir sa capacité naturelle à se mouvoir avec aisance et grâce. Votre praticien œuvre dans un état semblable à la méditation, un état de réceptivité, de dialogue au-delà du mental (sujet d’une future chronique). Cette approche ne vise pas à « corriger » le corps mais à l’accompagner dans un processus vers sa sagesse innée.

              Ainsi, le corps intemporel est une possibilité bien réelle qui sommeille en chacun de nous. À travers des approches comme le Trager, ou encore le massage momentum, nous pouvons entreprendre ce voyage de retour vers notre nature fluide et confiante, libérée des rigidités et des appréhensions qui entravent notre expression naturelle. (3)

    Louis-Michel est massothérapeute, praticien Trager depuis 1997 et praticien Momentum depuis 2004.
    Son approche toute en écoute fera de votre session un moment privilégié.

    • Revue Ma Julie, L’art de la présence, t. 7, vol. 11
    • Revue Ma Julie, L’art du toucher, t.7, vol. 6
    • Revue Ma Julie, Prisonnier de son corps t.7, vol.7
  • Chronique juillet 2025: Journal d’un massothérapeute

    Journal d'un massothérapeute

    13 mai 2025 - Une conversation sans mots

    Claire franchit la porte de mon bureau cet après-midi, son corps racontant déjà toute une histoire avant même que ses lèvres ne s'entrouvrent. Son épaule droite, sa démarche mesurée, presque prudente, montrant au monde toute cette douleur intérieure qu'elle porte. Dans l'interview préliminaire, j'écoute ses demandes verbales tout en observant ce langage plus subtil que son corps exprime.

    Je l'invite à s'allonger sur la table avec ma vieille blague habituelle :
    "Ma table a tellement d'expérience qu'elle va commencer la séance pendant que je me retire pour me laver les mains." Un sourire timide apparaît sur son visage. La salle est baignée d'une lumière douce et, avec son accord, je propose le bruit des vagues plutôt qu'une musique – ce rythme éternel qui nous rappelle que tout est mouvement, que tout est flux et reflux. Je laisse un certain choix à mes clients, silence pour être à l'écoute de son intérieur, musique, son d'un feu qui crépite, les vagues, le chant des baleines.

    De retour auprès d'elle, je pose mes mains. Je ne "fais" pas encore, je suis simplement présent. J'écoute. Ses tissus me parlent d'histoires que les mots ne savent pas raconter. Une contraction ici, une résistance là. Mon mental voudrait déjà planifier, analyser, mais aujourd'hui, je choisis de laisser mes mains mener la danse. J'entre en contact dans un état réceptif, d'écoute; un dialogue ne commence-t-il pas par l'écoute?

    Je prends le poids de sa tête sans autre mouvement. Je propose un léger bercement, son corps répond, le dialogue commence. Et la danse s'amorce : "It takes two to tango," .
    Milton Trager disait : "Ce qui m'intéresse, c'est la réponse des tissus." Cette phrase guide ma pratique chaque jour.

    Les premiers mouvements sont comme une valse lente. Je sens sa respiration s'approfondir. Son corps commence à s'abandonner, millimètre par millimètre, la carapace protectrice commence à fondre. Je remarque un mouvement qui passe moins bien. Mes mains s'y attardent, non pas avec l'intention de "réparer", mais d'écouter. Sans chercher à comprendre, sans jugement, j'observe. J'entre en conversation avec cette résistance, lui proposant de relâcher, selon son chemin, ce qu'elle a pris comme fardeau. En anglais on dit « unwinding », comme le ressort du vieux cadran qui lâche.

    Chaque couche de tension se libère à son rythme, tout comme une livre de beurre qui se laisse dégeler progressivement à température ambiante. Cette image me fait sourire intérieurement, mais elle est juste – la chaleur de mes mains, la qualité de ma présence offrent l'environnement où les tissus peuvent naturellement retrouver leur souplesse.

    Mes mains proposent explorent maintenant un rythme plus ample, créant une vague de mouvement qui se propage à travers tout son corps. Le rythme s'accélère légèrement, puis ralentit. Je sens que ses tissus commencent à fondre sous mes mains. "Comment ça peut être plus léger ? Comment ça peut être plus libre ?" Ces questions silencieuses guident mon toucher.

    C'est fascinant d'observer comment le corps répond quand on lui donne l'espace et le temps pour s’exprimer. Sans forcer, sans brusquer, sans imposer ma volonté ou ma technique. Simplement en étant présent et en suivant ce dialogue tactile.

    Il y a ce moment, cette pause – mes mains se reposent un instant. Ni elle ni moi ne bougeons. Moment d'intégration, diraient certains. C'est dans ces instants suspendus que je sens le plus intensément cette conversation silencieuse. Parfois, c'est un tremblement intérieur qui fait surface, le non mouvement laisse de la place à un spasme pour s'exprimer, comme si nos systèmes nerveux se synchronisaient, comme si une forme de communication plus ancienne que les mots prenait le relais.

    Je me rappelle les enseignements de Wilhelm Reich sur l'armure caractérielle – ces couches de tensions musculaires chroniques qui enferment les émotions. Sous mes doigts, je sens une de ces cuirasses commencer à se dissoudre tout en douceur, harmonieusement, parce que je ne force rien, je laisse la place. Je me souviens d'une cliente qui s'est mise à rire durant cette pause: elle a dit : « c'est comme si je flottais dans l'eau. » Ça ne se serait jamais produit si je l'avais saoulée de mouvements consécutifs sans pause. L'impact du « rien », c'est ça.

    J'ai remarqué une résistance subtile dans son bras droit, je propose un mouvement qui rencontre cette résistance, une réticence à lâcher prise, elle se protège, mais de quoi? Je ne sais pas. Plutôt que d'insister, je diminue l'amplitude, comme si je chuchotais plutôt que de crier : "Tu dois relâcher." Avez-vous déjà essayé de chuchoter à votre chat ? Il tend l'oreille, devient réceptif, intéressé. C'est exactement comme ça que j'approche la tension, l'invitant à relâcher, à écouter mon message tactile plutôt que d'entrer en bataille avec la tension qui résulte dans un réflexe de protection.

    Cette danse intuitive où chaque mouvement répond au mouvement précédent dans une chorégraphie qui s'écrit à mesure qu'elle se déploie. Cet état mental que j’affectionne et ma cliente le ressent.


    À mi-séance, le changement dans le schéma corporel de Claire est remarquable. Cette asymétrie des épaules que j'avais notée à son arrivée s'est considérablement atténuée comme par magie, son corps reprend « sa » place. Sa respiration est maintenant profonde, régulière. Son visage s'est détendu, les plis d'inquiétude entre ses sourcils se sont estompés. La coquille de tensions commence à craquer.

    Je passe aux jambes, avec cette sensation étrange et familière que mes mains savent exactement où aller, à quel rythme bercer cette magnifique jambe. J'observe sans intention comment la vague s'étend peu à peu jusqu'à la tête, créant une sensation d'intégration et d'unité. Les ondulations, tout comme les vagues de la mer, se répandent de plus en plus dans le corps qui s'abandonne, qui se laisse charmer par le doux rythme de l'océan.

    C'est dans ces moments que je sens le plus profondément cette vérité qui guide ma pratique : mes mains sont plus intelligentes que mon mental. Elles perçoivent les micro-tensions, les flux d'énergie, les blocages subtils que mon esprit rationnel ne pourrait jamais détecter. C’est comme jouer … en pratique c’est ce que je fais depuis le début.

    Lorsque la séance approche de sa fin, comme une conversation qui arrive naturellement à sa conclusion, les mouvements deviennent plus légers, plus espacés. Les ondulations ont fait leur effet d'apaisement sans que je n'aie rien fait d'autre qu'écouter, répondre, dialoguer avec respect des limites. Je termine par un contact simple sur le front.

    Claire reste quelques minutes en silence sur la table après la fin du massage. Je me retire pour lui laisser cet espace d'intégration tellement savoureux. Quand elle se redresse enfin, je suis frappé par la transformation. Sa posture est plus ouverte, plus ancrée. Son regard est clair, présent. Le tout sans que je n'aie rien « fait ».

    "J'ai senti que vous écoutiez vraiment mon corps."

    Je souris. Ce n'était pas moi qui écoutais, ce sont mes mains qui ont mené cette conversation silencieuse. Elles ont dansé avec ses tissus, ses tensions, ses résistances. Elles ont parlé un langage plus ancien que les mots. Ce que j'ose appeler le premier langage, car c'est avec la peau que s'établit le premier contact avec le monde à la naissance : retourner à la source.

    Après son départ, je prends quelques minutes pour noter ces observations. Chaque séance est unique, chaque corps raconte une histoire différente. Normal me direz-vous, personne n'a les mêmes tensions musculaires, je vous répond personne n'a le même ensemble de tensions psycho corporelles. Si j'accepte comme massothérapeute qu'il y a plus que des muscles à prendre soin, si je m'ouvre, une autre dimension devient accessible. L'approche intuitive que j'ai développé au fil des années me permet d'entrer dans cette conversation silencieuse avec une présence totale.

    Je repense à ma formation initiale, où je m'accrochais tellement aux protocoles, aux techniques. Aujourd'hui, je comprends que la véritable maîtrise commence lorsque l'on accepte de lâcher prise, de faire confiance à cette intelligence des mains, à cette sagesse du toucher.

    Ce que je fais n'est pas seulement une technique, c'est une philosophie du toucher. Cette approche m'a appris que le corps ne ment jamais. Il raconte toujours sa vérité à qui sait l'écouter. Et parfois, pour vraiment écouter, il faut se taire et laisser parler ses mains.



     

  • Chronique septembre 2024: Une Évasion Vers le Bien-Être : légèreté fluidité

       La sensation de légèreté et de fluidité que l’on ressent lors d’une séance de Trager est l’un des aspects les plus appréciés de cette approche thérapeutique. Effectivement, dès les premiers mouvements, le receveur est transporté dans un univers de bien-être où le corps et l’esprit s’harmonisent. A la base, le/la praticien.ne oeuvre dans un état d’écoute, proposant des mouvements et demeurant à l’écoute des réponses, c’est un dialogue non verbal qui débute.

       Les mouvements respectueux et fluides vont au-delà des simples gestes. En effet, le praticien étant à l’écoute des réponses du receveur permet  d’établir une connexion entre les deux, favorisant une dynamique de confiance essentielle à la détente rejoignant ainsi le système nerveux para sympathique. Le praticien inspire le receveur à se détendre et à relâcher les tensions que le mental entretient. C’est une danse délicate qui initie un dialogue subtil entre le corps et l’esprit.

       Au coeur de cette pratique, les mouvements de balancement et de mobilisation articulaire jouent un rôle primordial. Ces techniques, lorsqu’elles sont exécutées avec soin, permettent d’induire une véritable prise de conscience corporelle. Le receveur commence à ressentir ses articulations, ses muscles et même sa respiration d’une manière nouvelle. C’est un moment propice à la reconnexion avec son propre corps, souvent négligé dans le tumulte de la vie quotidienne.

        Les mouvements doux encouragent un relâchement naturel des tensions, car ils sont réalisés dans le respect des limites de chacun. Le praticien, attentif aux réactions du receveur, ajuste ses gestes pour ne pas déclencher de réflexes de protection. Ce respect des limites personnelles permet au receveur de se sentir en sécurité, de s’abandonner sans crainte aux bercements et se laisser porter par les vagues de sensations qui émergent durant la séance. Ces vagues se répandent dans tout le corps favorisant un état quasi méditatif de relaxation.

       Les blocages se dissipent, et une légèreté inédite prend place, permettant à l’esprit de s’évader des pensées oppressantes. Cet effet de fluidité est souvent perçu comme une libération : les pensées deviennent plus claires, l’humeur se stabilise, et le corps se revigore.

       Bien au-delà de la simple relaxation, le Trager a des bénéfices durables. Les séances régulières peuvent favoriser une amélioration de la posture, améliorer la mobilité et souvent la réduire les douleurs chroniques (1). Les participants trouvent souvent qu’ils se déplacent avec plus d’aisance et de légèreté, tant dans leur corps que dans leur esprit.

       En conclusion, la pratique du Trager offre un voyage sensoriel vers un état de bien-être supérieur, une invitation à lâcher prise et à redécouvrir son corps. La légèreté et la fluidité qui en résultent sont le reflet d’un esprit reposé et d’un corps revitalisé. Que vous soyez novice ou bien avancé dans votre cheminement personnel, le Trager est une expérience enrichissante à explorer pour ceux en quête d’harmonie et de sérénité. Ainsi, cette méthode se révèle être une clé vers une existence plus équilibrée et connectée.

    Accordez vous cet instant de sérénité. 438-862-0593

    (1) https://www.tragerquebec.com/uploads/2/4/0/8/24082114/massager_trager_30-2.pdf

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